A la réforme des
retraites est venue s’inviter celle de
la Médecine du travail. Un amendement de la majorité a mis le feu aux poudres
en stipulant que les médecins du travail
exercent leurs missions sous l’autorité de l’employeur. Alors que le
Directeur général du Travail, Monsieur Combrexelle rappelle l’indépendance de
l’exercice des médecins du Travail, l’amendement suscite de vive réactions de
la part de Médecins et des syndicats. Est aussi inscrite dans la proposition de
loi, la possibilité d’un suivi médical de certains salariés par un médecin
généraliste et non plus un médecin du travail.
La réorganisation de l’offre de soins sur le territoire français est
prévue pour la fin d’année 2010, conformément à la loi HPST (Hôpital, Patients,
Santé et Territoires). Parmi les mesures phares, il y a le projet de conserver
l’hôpital de proximité selon des propos récents de la Ministre de la Santé. En
ce qui concerne l’activité chirurgicale,
le décret prévoit la fermeture sous 2 ans des blocs ayant réalisés moins de
1500 opérations chirurgicales au cours des trois dernières années d’activité.
Les activités de cancérologie et les maternités (chirurgie gynécologique) ne
sont pas concernées. Cette mesure va entrainer le regroupement et/ou une
augmentation des partenariats entre le secteur public et le secteur privé pour
préserver localement une activité chirurgicale.
Si les emplois dans la
fonction publique en général ont stagné, les effectifs de la fonction publique hospitalière ont continué à
légèrement progresser en 2008. A la fin de cette même année, il y avait un peu
plus d’1 million de fonctionnaires, en augmentation de 1% par rapport à 2007.
Le groupe Orpéa a annoncé un bénéfice net en
augmentation de plus de 10% au cours du premier semestre et continue de viser
une croissance embarquée de 45% entre 2009 et 2012.
A la rentrée, la France et le Québec ont signé une
reconnaissance mutuelle des diplômes d’infirmiers. Cet accord corrobore un
précédent entre les deux ordres respectifs intervenu au mois de Juin dernier.
Cela facilitera l’exercice dans chacun des deux pays grâce à une simplification
des démarches et un meilleur accompagnement (stage de 75 jours d’adaptation
pour valider l’exercice). Après la publication du décret, les infirmiers
français pourront plus facilement exercer au Québec...et vice versa.
Dans son rapport annuel sur
la sécurité sociale, la Cour des Comptes
ne manque pas d’évoquer la situation
financière des hôpitaux publics. Estimé à 700 millions d’euros, le déficit
de l’hôpital public pèse sur les comptes et l’effort de redressement de ces
mêmes comptes est jugé trop lent. Aussi, la Cour des Comptes pointe du doigt
des politiques d’investissement trop peu sélectives avec des performances
variables.
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